Vendredi 1 février 2008
Présentation



Tel un écrivain, on écrit des mots sur une page : vierge, immaculée, elle n'attend que nous pour recueillir ce qui nous jaillit de l'esprit à la manière d'une gerbe d'eau.
Pourtant, on a rien de la nature d'un écrivain, on est tout au plus un auteur. Auteur de nos mots, de nos phrases et émotions. Auteur de la vie que l'on insuffle à nos idées et personnages.
Juste autoriser à les faire vivre, à leur insuffler un sens qui à nos yeux est si magique qu'il nous transfigure. On est le scripteur d'une histoire si tôt ébauchée qu'elle sombre dans l'oubli chaotique de notre mémoire. Au fond, elle est aussi avortée que la vie que nous vivons.
Alors pourquoi en est on si fière, si ennorgueillie de passion à l'idée de nous relire, imaginer les choses, voir dans nos têtes ( comme pour ses auteurs qu'on admire ) un film qui en plus de porter notre imagination, porte les couleurs que nous avons donner à nos mots. Les notres. Ceux de personne. A nous. Et pour cette fierté consciente, on ne peut se résoudre à poser la plume même quand on se fait démolir, huer, insulter.
Car pour un mot écrit, c'est une vie apposée, nouvelle et libre de toute idée préconcue.
Il n'y a aucune autorisation à avoir pour écrire...
Ecrire, c'est être libre de Vivre.


Kathleen. 
Ecriture Automatique 10 min " écrivain " " auteur " " scripteur " " autoriser "
2008

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Ce blog concerne en premier lieu la mise en ligne de mon dernier roman
Perle de Sang. Aucun des textes, que je mets en ligne, n'a fait l'objet d'une parution quelconque, ni d'une soumission à une maison d'édition.

Si l'un d'entre vous souhaite des informations sur les maisons d'éditions, les lois, les conditions de publication, je suis toutefois en mesure de l'informer... Ayant nombre d'articles et un très bon livre sur le sujet.

Le fait, que je ne cherche pas de maison d'édition, ne veut pas dire que je n'accorde aucun crédit à mes textes. Je les considère comme ma propriété privée, cependant j'ai découvert avec les années, que le monde de l'édition n'est ouvert qu'à un petit nombre d'entres nous, et souvent quand on a des relations. Et quand on est soutenu par sa famille. Ce qui n'est là non plus pas mon cas.

Il faudra cependant qu'un jour, je mette de côté ma fierté... et que je tente de confronter à un monde commercial des textes... Mais pour le moment, comme disait O.C. les gens se refusant tant à présenter leur texte aux maisons d'éditions, ce n'est pas parce qu'ils disent n'avoir aucune chance, mais parce qu'ils ont PEUR.
Une justesse à prendre en compte...
Mais qui toutefois ne change pas la donne.

J'espère que les gens que je connais qui suivent ce parcours vont réussir et que cela les mènera vers un beau succès, car ils ont du talent à revendre.

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Mes romans en ligne :

Je vous propose de poursuivre la mise en ligne de celui qui vous plaira le plus.
Vous laissez un commentaire, et je mettrais la suite.
Ca vous dit ?



Perle de Sang
Synopsis : Cilia est une vampire crée bien avant que Jesus Chris ne frôle cette Terre de ses pas, au coeur même de la plus belle cité de tous les temps. Elle a vu le jour au sein du mythe le plus ancien et le plus beau qui est pu exister ( avis perso ) : le culte de la déesse Isis. Celui ci se pratiquait au sein de la Perle de l'Egypte qui en est la dernière preuve et la plus fantastique. Et c'est à ce monument mytique que j'ai voulu consacrer mon roman. Une idée que j'ai en tête depuis de nombreuses années, mais qui demande plus de temps que je n'en dispose pour se finaliser.

Prisonniers D'Elle
Synopsis : Lorana ( en espérant que je n'ai pas encore changé son prénom ! ) est une jeune fille en terminale, elle compte sa vie comme un journal intime. Les déboires d'adolescentes comme on en a tous connu, mais surtout cette nuit, où suite à une mémorable dispute elle passe la nuit seule chez elle, elle fait un voeu... et ce voeu s'exauce sous les traits de Kyros.

Secrets Enfouis
Synopsis : Kaitlin est call girl, du moins c'est ce qu'elle croit dur comme fer, quand elle se réveille dans ce lit froid, et mal dans sa peau... Et qu'elle évite une balle de justesse... Devenue muette et secourue par quelqu'un qu'elle ne reconnait pas, elle voit sa vie à nouveau sombrer par une mystérieuse missive

Intouchable
Synopsis : Kelly est une adolescente de seize ans qui voit ses amants mourir les uns après les autres, et se voit soupconné de leur meutre... mais c'est sans compter son étrange passion pour les serpents...

Jenny
( le titre original ne figurera jamais sur le blog )
Synopsis : bonne question ?!! Jenny est une métamorphe, mais pas n'importe laquelle, elle est le métamorphe le plus insignifiant qui puisse exister pourtant cela ne la dérange pas tellement, enfin presque. Parce que quand une affaire lui tombe dessus et qu'une étrange odeur plâne dans l'air, ceux qui font appel à elle, ont plus que besoin de ses talents de détective.

( je m'éclate vraiment à écrire celui là ! )


Léto
Synopsis : tous le monde connait l'histoire de Léto qui s'éprenant de Zeus eu deux enfants jumeaux : Appollon et Artémis. Mais personne ne savait que Léto existait encore de nos jours et qu'elle défendait férocement ses protégés lupins.

Entre la vie et la mort

Synopsis : que se passe t'il quand on meurt ? que se passe t'il quand on trahi la règle des trois ? que se passe t'il quand le paradis nous ait promis et qu'il nous dépasse ? que se passe t'il quand on veut vivre et qu'on n'a malheureusement fait le mauvais choix ?

Journal d'une groupie
Synopsis : l'héroine sombre à une overdose d'héroine en écoutant la voix de son amant... qui n'est autre que le membre d'un célèbre groupe à la mode.


Ptites Nouvelles concerne une section consacrée à des textes écrits soit tirés de journaux intimes, d'AT, ou de recueil... écrire pour écrire^^

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Avis Divers... Réponses concerne les réponses que je donne à ceux qui mettront des commentaires.

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Inclassable concerne des instants de vie, ou des réflexions concernant l'écriture... Un peu de tout et de n'importe quoi... Comme sur un blog normal.

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Kawai Chouri ( cuisine mignone ) concerne les recettes de cuisines que j'ai pu exploiter ces derniers mois, image, notes, et conseils.

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Conseils d'écritures concerne la mise en ligne de conseils de toutes sortes pour écrire un livre ou une nouvelle. D'ailleurs, si vous voulez voir figurer d'autres notes, libre à vous de me le signalez.

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Lectures du moment rassemble les lectures dont j'ai pu faire la critique et qui n'ont pas trait au vampirisme ( ce dernier étant dans la section Les Vampires ont les Crocs )

Lien

Instants de Vie est une catégorie qui ne devrait exister mais qui me permet de me défouler !

Lien

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A votre droite, vous avez une colonne présentant Les Liens vers d'autres sites de lecture/écriture entre autres. Ainsi que la possibilité de s'inscrire à la Newsletter.

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( réalisé le 26nov06 à partir des croquis de Sur la Piste des Dragons )

Bonne lecture pour ceux qui s'aventureront
Pour les autres, merci d'avoir céder à la curiosité... Ca fait au moins augmenté les stats^^

Bien à vous,

Kathleen.C
Par Kathleen - Publié dans : Instants de Vie - Communauté : Ecrivains et vains écrits !
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Mardi 25 mars 2008

Perle de Sang

De ©Kathleen. C

 

 


Ce texte est protégé je vous remercierai donc à l'avance de ne pas le diffuser sans mon accord écrit et signé.


Auteur :  Kathleen.C
étudiante
21 ans

 

 

Titre du roman : Perle de Sang - il a été rebaptisé le 15 mars 2008 à 1h du matin, sous un éclair de génie. -

 

 

Histoire :

On m'appelle Alice maintenant...
Autrefois, je m'appelais autrement, j'étais quelqu'un d'autre, pas pour autant plus inocente, seulement moins pervertie probablement.
On me donne aisémment une vingtaine d'années, j'en ai plus de mille...
Je suis celle que vous voulez, et que vous regrettez approcher.
Je suis celle qui apporte la mort avec un grand sourire aux lèvres.
Je suis de celle dont le venin est enfoui si profondément que jamais vous ne semblez l'appercevoir avant le trépas.


J'ai traversé les siècles en compagnie d'Arsénios...
Mais le passé est là toujours derrière, à me poursuivre sans cesse...
Et même si je suis un monstre accomplit désormais, il me faut à nouveau replonger dedans
Et tuer une personne dont je n'avais jamais espérer réentendre parler.

A propos :

Perle de sang
est un projet d'écriture qui date de y a à peu près cinq ans, quand la série La Vampire de Christopher Pike est sortie en France aux éditions Fleuve Noir qui nous ont fait le plaisir manifeste d'aller jusqu'à sa fin - une première pour cette maison d'éditions ! - je l'ai finalement débuté que le 1er mai 2006 parce que le sujet qu'il traite était trop douloureux à traiter en période de deuil pour moi. Finalement, j'ai encore du attendre un an, avant de relire les premières lignes et de décider de poursuivre son écriture.
En octobre 2007, je rencontre Fanny, une mordue de vampires et écrivaine tout autant que moi.  Je lui propose d'être ma lectrice officielle. Ce qu'elle devient, à la suite de qui s'ajoute Yue, elle aussi écrivain.
Ce roman est en cours d'écriture.

Si j'ai décidé de le mettre en ligne, c'est parce que je ne crois pas en l'édition francaise, encore moins quand il s'agit de roman vampirique. Certes avec la sortie de Twilight au cinéma ( Fascination de Stephenie Meyer pour les intimes ) les vampires vont avoir la cotte, et le boom vampirique va à nouveau avoir lieu je n'en doute pas une seconde. Surtout, quand je vois la fleuraison de romans de sorcellerie dans la littératude jeunesse depuis HP ( J.K. Rollings ). Cependant, je n'estime pas que mon ouvrage puisse être révolutionnaire dans ce domaine.

Cependant, mon idée est inédite. Elle l'était y a cinq ans.
Et l'est encore désormais dans le monde fantastique.
Christopher Pike m'a donnée la piste, et mon enfance a fait le reste.
Alors j'aurai certe souhaiter que cette idée reste mienne.
J'ai appris avec un homme avec qui j'échangeais, que finalement, le plaisir d'écrire, c'est d'être lu.

Deux lignées à ce roman :

" en chacun de nous se trouve les ténèbres " de Laurell K Hamilton dans Offrandes Brûlées je crois.

" Si tu plonges longtemps ton regard dans l'âbime, l'âbime te regarde aussi " de Nietzche

Objectifs
:

* écrire sur un mythe qui a donné naissance au culte de la Vierge Marie
* retracer l'histoire de la Perle d'Egypte - la subtilité du titre^^ -
* écrire sur l'homosexualité - sujet que je n'ai traité qu'en tant qu'observateur ce qui est d'autant plus dur à écrire -
* écrire un roman vampiresque
* créer une héroine qui ressemble à ce qui se cache en chacun de nous, ce côté noir, qu'on avoue à personne, cette chose qui nous fait honte, ce machin tout hideux qu'exploite à loisir les écrivains comme Stephen King pour nous faire frissonner...

C'est aussi le premier livre que j'écris avec autant de scènes érotiques... pour utiliser le politiquement correct. J'en ai déjà écris auparavant. Une dans un livre qui s'appelait " Tueuse " mais dont j'avais vraiment honte tellement c'était... à la Hard Candy... et deux ou trois autres qui étaient plus des actes d'amour que du sexe pur et dur. 
Ce qui est d'autant plus dur pour moi, c'est de garder en tête un minimum de réalité possible, tout en exploitant mon imagination à fond, et c'est vraiment un travail difficile. La première scène, j'étais encore vierge. il parait que le pouvoir d'imagination d'une vierge est bien supérieur à celui d'une pute - c'est dans Kaikan Phrase pour ceux qui connaissent... - et je suis entièrement d'accord. Et heureusement, que j'écris avec mon imagination encore aujourd'hui, sinon... je veux pas imaginer comment ce serait merdique.

Bibliographie :

A l'heure actuelle aucun de mes textes n'a fait l'objet d'une publication que ce soit une maison d'édition ou un simple concours littéraire. Je n'ai remporté il me semble qu'un seul concours, et ct pour le Zoo de Vincennes. J'ai gagné le premier prix, j'avais pas dix ans à l'époque. ( c'était de la poésie^^ )

Mon premier texte littéraire s'appelait " Princesse " il fait un paragraphe et j'avais dans les 7 -8 ans.
Après cela, 10ans " Dans la gueule du loup " ( policier )
14 ans " Le secret de l'immortalité " ( merveilleux )
15 ans " Les flammes de la vie " ( merveilleux )
16 ans " Entre la vie et la mort " ( fantastique ) " Intouchable " ( policier ) " Tueuse " ( policier )" Kat où est la souris " ( policier ) " Leto " ( fantastique )
17 ans " Prisonniers d'elle " ( fantastique et journal intime de l'année de terminale ) " Secrets enfouis " ( policier )
18 ans " Perle de Sang " ( fantastique )

20 ans Journal d'une groupie ( teenagers )

21 ans  Jenny ( fantastique ) et X ( médical )

 


La plupart ont jamais été lu par personne, certains ont été protégés en cas d'action en justice, d'autres non... D'autres ont été lus, dont récemment " Secrets Enfouis " par Golda.  ou encore " Prisonniers d'elle " par Sick y a un an... La plupart aussi sont en cours d'écriture, y a la fin, le début, quelques scènes clef et idées, manque les liens entre. Les plus aboutis restent celui que vous verez et " entre la vie et la mort " , " le secret de l'immortalité " et " les flammes de la vie " les trois derniers sont achevés en version originale.

Je tenais à dire que " Perle de Sang " sera mon dernier roman, une fois achevé je doute poursuivre l'écriture.
même si depuis, j'ai eu de nouvelles idées notamment d'un policier que j'aurai appelé " Clef USB "
mais je doute l'écrire.

Voilà,
Kathleen.

En hommage à Jacques Lenoir
pour m'avoir fait voyager en Egypte par l'esprit des milliers de fois
pour m'avoir appris toutes ces choses sur l'art.. et sur sa vie durant la guerre
pour avoir été le premier à m'avoir aimer comme je suis, et à avoir apprécier mes textes sans les juger


- faut savoir que j'ai écris en seconde à 15 ans donc des textes pour remonter ma moyenne de francais mais la prof trouvait cela très bien écrit mais très inquiétant concernant ma santé mentale... Je crois bien que c'est en partie pour cela que le médecin scolaire m'a convoquée. ( j'ai souvent été convoquée * rires* )-

Ah oui ! l'idée de le mettre sur un blog vient du Salon du Livre qui passait au journal TV un soir...  Et qui concernait cette jeune japonaise qui écrivait un roman via SMS...
L'idée c'est par là même, de faire quelque chose d'interactif.
Les gens disent leurs commentaires... que ce soit positif ou négatif
Et comment ils veulent que l'histoire évolue ou ce qu'ils aimeraient voir... s'ils apprécient le texte.
Et je m'adapterai à ce que vous voulez... Pour moi ca sera un exercice comme un autre.^^

L'idée vous tente ?

 

***

 

Je tenais à éditer ce post, depuis sa création y a plus d'un an, beaucoup de choses ont changé. Même si je n'ai pas repris l'écriture comme un passe temps à temps complet ( en dehors de mes cours ), j'ai tout de même pas mal de nouvelles idées en tête, certaines exploitables, d'autres non.

 

A ce jour, le 15 mai 2009, je ne peux affirmer que les intentions ou prétentions que je peux avoir dans ce domaine. Une volonté manifeste de se confronter à soi même, et au regard des autres dans ce qui me tient le plus à coeur : l'écriture !

Aussi si je tenais mes résolutions, je devrais participer plus activement aux AT et concours de nouvelles.
J'espère aussi que je parviendrais à finir l'histoire de Jenny afin de la proposer à certaines maisons d'éditions en profitant du courant bit-lit.

( courant que j'avais prédit y a un an ici même ^^ )

Et j'espère parvenir cet été durant mon stage hospitalier à écrire un roman médical pour le concours Femmes Actuelles. Même s'il ne correspondra pas à ce qu'attendent généralement le jury, j'ai tout de même envie de tenter ma chance avec une visée proche de ce qu'on peut avoir en lisant Ma vie pour la tienne, Le cadeau d'Hannah, etc... Ce sera mon plus gros challenge...

Vedraria finit en septembre

Femmes actuelles vers octobre novembre

Aussi tout cela devra être jouer serrer avant la rentrée scolaire sans baclage.

 

Kathleen

 

Merci à tous

Merci à tous les lecteurs qui sont venus lire et laisser un commentaire depuis la création de ce blog. Avec une pensée particulière pour Fannouch, Yue, Shane... pour leur soutien dans ce domaine. Pour Sick parce que c'est Sick... et aux autres qui ont su être là quand ca allait pas...


Par Kathleen - Publié dans : Perle de Sang
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Mardi 25 mars 2008
Règle number one

On ne diffuse pas ni mes photos, ni mes textes...
Ils sont protégés et j'aime pas les tribunaux ni les avocats...
Eviter de me lancer là dedans si vous veniez à passez outre cet avertissement.

Règle number two

Le contenu peut se révéler légèrement choquant, mais pas forcément interdit pour autant aux mineurs. J'ai lu pire quand j'avais même pas dix ans... Alors je considère que c'est de la gnognotte par rapport à ce que vous pourriez trouver en librairie. Cependant, je tiens à signaler que cela pourrait choquer certaines personnes qu'elles soient mineurs ou adultes suivant leurs croyances, leurs mentalités, leur fragilité... Donc, si vous estimez que c'est trop pour vous ou que c'est risquer de le lire, quittez cette page.

Si besoin est, je remplacerai les scènes " violentes " par des versions softs abrégés, même si cela casserait l'idée que j'ai de ce livre, je peux m'en accomoder.

Règle number three


Y en a pas...
Je ne ferai aucune restriction de commentaires quand bien même vous publieriez des commentaires insultants...


Je certifie sur l'honneur que tout ce qui est dit est exact, et que ce texte m'appartient ainsi que les dessins et les photos.


Merci d'avance
Kathleen.
Par Kathleen - Publié dans : Perle de Sang
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Mardi 25 mars 2008

Perle de Sang

De ©Kathleen. C


 

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        En plein cœur de la volupté alors que la grande cité sommeille dans la chaleur étouffante de l’après midi, je cligne doucement des yeux et regarde attendrie l’amante à mes côtés, son doux visage aux traits fins et presque immaculés… presque. Le sang perle au coin de sa bouche délicate, un rayon auburn s’éternisant sur la peau pâle. Son corps glacé lové contre moi commence à se perler de myriades de rivières de saphir et d’émeraude. Je referme les yeux et laisse les images de la soirée défiler dans ma tête.

        Un sourire, une angoisse, un visage, et tout file à vive allure, je repasse le film de cette nuit, avec le sentiment que c’était il y a une éternité. E.T.E.R.N.I.T.E.  Un mot qui ne veut au final rien dire, peut être que je me pencherai la dessus un jour. Peut être.

        Même ici, dans la cité, il existait des endroits de débauche, surlequels le gouvernement fermait les yeux. Il préférait faire comme si cela n’existait pas, cela lui évitait des problèmes, des tonnes de problèmes… Trop de gens à enfermer, et surement trop de personnes à juger et à se demander on en fait quoi ? Moi, je ne juge pas, je choisis, et je me sers. Qu’importe les conséquences, qu’importe la souffrance, je pouvais avoir ce que je voulais. Et, souvent, ca me gachait mon plaisir. Rebellez vous. Ne cédez pas si facilement, pauvres créatures.

        Celle d’hier était… oui, était… mmm… délicieuse. Une saveur inoubliable. Je sortais plutôt tôt de la « rave », les gens étaient plutôt coincés aujourd’hui, il y a avait un peu trop de loubards, et pas assez de filles à mon goût. Décue, j’étais sortis un peu maussade, et alors que je déambulais dans les rues glauques d’un Paris endormi, je la vis. Mon instinct a pris le dessus, et tandis qu’elle venait vers moi, je promenais mon regard sur son corps. Arborant un jean qui mettait en valeur de longues jambes fines, elle portait aussi afin de prolonger sa silhouette filiforme, un long débardeur noir… Et assez échancré. Je portais mon regard sur sa poitrine, et je la sentis relever la tête, qu’elle gardait obstinément baissée en marchant, ses talons claquant imperceptiblement sur le sol. Ses yeux verts me frappèrent de plein fouet, les boucles de ses cheveux blonds caressant son cou et ses épaules comme un drap de soie. Le désir se réveilla en moi, à la vitesse de l’éclair.

        Elle s’arréta et me fixa, un pas en arrière, un pas en avant, indécise. Je me sentis sourire imperceptiblement, et je la vis frémir. Je devais ressembler à un requin. Elle était si faible, petite humaine, si fragile, et si jeune. Je la sondais et la sentit fléchir.

        Peut être était ce du viol, ou peut être pas. Oh bien sur, elle me trouvait belle, envoûtante mais comme on aime un tigre ou un loup en cage. Tant qu’il est derrière les barreaux, sa beauté fascine, mais dès qu’il surgit devant vous, vous ne pouvez que vous tassez sur vous-même ou courir avant qu’il ne vous rattrape. Dangereuse. Ce mot se répétait comme une litanie dans son esprit, j’étais dangereuse. Même saoule, le signal d’alarme criait dans sa tête. Je l’entendis aussi clairement que la cloche de l’église la plus proche qui sonnait le premier coup de minuit. Mes crocs pointèrent à l’instant où mon sourire pointa dans la lueur diffuse de la lune.

       Le regard hypnotique de mes yeux l’envoûtait. Je savais que malgré la nuit noire et la distance qui nous séparait_ quoique se réduisant de plus en plus_ elle percevait la lueur violette de mes yeux.

Elle frémit, le corps transit de froid, de faim, de désir, de soif… tel un manque d’héroïne, elle se jetterait désormais sur n’importe quoi pourvu que cela satisfaisssasse sa faim. Et c’est moi qui allais satisfaire la mienne. Je ne prenais pas cela pour du viol, j’avais fait pire dans ma vie, V.I.E. quelle vie ? Je ne vivais que pour la Cause. Alors, j’avais le droit à de petits écarts et techniquement, c’est pas moi qui me suis accrochée à elle comme à une bouée de sauvetage dans un océan déchaîné de besoins qu’elle ne pouvait satisfaire, tellement son corps hurlait.

        Cette femme dont je revoyais les cuisses menues, la peau lisse, rasée, l’odeur saisissante de la cyprine… Ce n’était rien par rapport à ce que j’ai fait et ferrai. Un M.O.N.S.T.R.E. reste un monstre, même s’il a l’apparence d’une femme séduisante.


_ Alice, appela la voix grave qui fit irruption dans ma chambre, sans frapper encore une fois. Je sifflais. Oh mon Dieu.


     On aurait pu croire qu’il trouvait cela immonde, qu’il me détestait, qu’il… Mais, non, il regarda, l’appétit dans les yeux, le corps inerte, et sondant mes yeux vides, il me demanda d’une voix où j’imaginais bien la bave perlée.


_ je peux ?


      J’asquiecais sans un mot. Je le vis nous rejoindre sur le lit, et fondre sur sa proie. Il rétracta les lèvres sur ses crocs luisants faiblement et tout en me regardant droit dans les yeux, il commença à boire ce qui restait de sang de la pauvre victime innocente. Je suis ignoble non ? J’aurai pu m’en prendre à des tueurs, des violeurs, des montres comme moi, mais faut comprendre après des années à se faire la morale, on en a marre. On casse le coccon et on sort casser la croûte.

       Cependant, s’il n’y avait pas eu la Cause, je lui aurait peut être fait endurer le chatiment suprème, et j’aurai pu avoir à loisir, le plaisir de la toucher… Je fermais les yeux, me détournant du corps qui commencait à se raptisir, et se fripper, je ne savais que trop bien ce qui allait en rester, je ne voulais pas voir cela.

Je ne sais pas comment on a réussi à rejoindre l’appartement, elle appuyait tellement son corps contre le mien, que je m’étais fait violence de ne pas en finir maintenant. A peine, la porte poussé, elle m’avait poussée contre le mur, et violemment embrassée, s’entaillant les lèvres et la langue, le sang avait perlé sur nos bouches, et glissé le long de notre gorge, liqueur amer et si savoureuse. Sa bouche déscendant le long de ma gorge, s’arrêtant à la naissance de mes seins, elle avait relevé la tête, et son regard m’avait transpercé, une fois encore. Elle était vraiment belle… Encore une de ses beautés éphémères.

Soudain, je sentis une pression chaude et humide contre ma hanche, ouvrant les yeux, je fixais Arsenios de mes grand yeux. Les lueurs violettes se reflétaient dans la lueur verte des siens. J’aimais beaucoup ses yeux, tout en lui me rappelait un félin, pourtant, c’était ses yeux, qui m’avait poussé à ne plus le mépriser, et à faire de lui, l’un des miens. On avait traversé les siècles ensemble.

       Je levais la tête à la recherche de ses lèvres, le sang de celle sans nom, se mélangea sur nos langues, il respira à plein poumon, l’odeur de femme sur ma peau, enfouissant la tête dans mon giron. Je sentis une certaine retenu se détacher de lui, comme il en avait l’habitude. Il craignait toujours, que je le punisse, ou quelque chose de ce genre. Même si je le traitais comme le dernier des derniers, je crois que c’était mon plus vieil ami, et amant.

        Sa bouche avide m’avalait et me sucait les seins avec une violence accrue, par l’afflux de vie de son jeune corps. Sous la soudaine morsure, je me cambrais, et étouffais un cri dans mon poing. Il me rejetta sur le matelas, et me plaqua avec force sur le lit. J’aurai pu résister, j’en avais la force, mais j’étais si lavée, que je ne le fis pas. Sentir la douceur des draps, je ne pus me laisser totalement envahir par la chaleur, un coup d’œil angoissé à côté de moi, m’appris que le corps n’y était plus, seulement une immense tache de sang. Je frémis malgré moi, et cette fois ce ne fut pas du plaisir.

Pourtant, le désir était encore là, alors qu' Arsénios se penchait, la tête plongée dans mon intimité. Je sentais sa langue frôler mon clitoris, et mes lèvres, allant jusqu’à se frayer un chemin en moi, à l’instant, où elle se mit à tourner, je me cambrais davantage, le forcant à accélérer le mouvement, et je me mis à trembler convulsivement, en fermant les yeux.

       Levant brièvement la tête, il me regarda sauvagement, et sans un mot, vint m’embrasser, et sans qu’on s’en rende compte vraiment, nos corps ne firent plus qu’un, s’embriquant l’un dans l’autre, et bougeant à leur rythme, sur une musique dont j’ignorai jusqu’aux accords, mais qui nous fit atteindre les cieux. Après, un dernier coup de boutoir vigoureux, il se laissa retomber sur le coté, plantant ses dents, dans mon épaule. Je sifflais doucement. Il les retira, non sans lécher la plaie, prenant son temps, une douleur qui m’en rappela une autre, il le sentit aussi, car son membre repris de la vigueur. Je lui souris doucement, mais je ne parvins pas à afficher du bonheur, je me sentais vide, assez vide, depuis que j’avais plonger mes crocs fatals dans l’épaule de ma dernière amante.

       Je laissais ma crinière tomber sur mes épaules et m’approchait de son membre qui grandissait de plus en plus. Soudain, sa main me prenant pas surprise, me prit le bras, et me tira en arrière. Une lueur de surprise dans les yeux, je me tournais vers son visage. De l’autre, il écarta mes cheveux, pour saisir mon menton,  et me relevant de force la tête, il plongea son regard vert en moi. Je me sentis fondre, et doucement, les larmes que j’avais retenu toute la nuit, pointèrent. D’abord doucement, puis, les sillons ne semblèrent plus se tarirent. Brusquement, il m’attira contre lui, un bras autour de mes épaules. Un gémissement. Je me regroquevillais contre son corps. Les minutes passèrent dans un silence presque religieux, qu’il rompit sur La question, la question inévitable, qu’il finissait toujours par me poser :


_ Cilia, t’aurait du la garder pour toi.


Reprenant ma respiration, et sans le regarder, afin d’être en mesure de me contrôler, je dis doucement :


_ On sait tous les deux, que la Cause prime avant tout. Et elle impose de ne plus se créer de nouveaux compagnons. Et tu le sais très bien, dis je tristement.

_Mais je...

_ Il n’y a pas de « mais je » Arsénios, dis je sévèrement. C’est tout. Je ne peux pas trahir ma Déesse. Je ne peux pas la rejeter après tout ce qu’elle a fait pour moi.

_ Tu ne crois pas qu’elle te pourrit ta vie plutôt.


La giffle retentit suffisemment fort, je le fixais durement. Il riait gentilment, visiblement satisfait.


_ Ecoute moi bien, Arsénios, même pour me faire retrouver le sourire, me mettre en colère n’est vraiment pas la bonne solution, même si cela semble fonctionner au delà de tes espérances. Surtout si tu L’insultes. Je ne permettrai probablement pas un autre blasphème.

_ Bien Cilia.


Il gratifia son « Cilia » d’un baiser au coin de mes lèvres. Et malgré moi je me surpris à sourire.


_ Dis ca te dirait pas de dormir ?

_ Avec toi ? Toujours, mon amour.

_ Non, avec le cadavre que t'as mis sous le lit ! Allons dans ta chambre s’il te plait, cette chambre me fout le bourdon.

_ Si je comprends bien se sera encore à moi de faire le ménage.

_ bah, oui, y ‘en faut bien un pour faire le sale boulot, et puisque qu’on est deux, c'est toi !

_ mouais.


Arrivée à la porte de sa chambre, je l’embrassais doucement comme une humaine devait s’y prendre. Et franchit la porte pour un voyage vers le pays des songes.

 

Par Kathleen - Publié dans : Perle de Sang - Communauté : Ecrivains et vains écrits !
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Vendredi 28 mars 2008
Je m'apprète à mettre la page 2...
Mais je voulais d'abord mettre les avis que j'avais d'abord recus sur une grande page.

" Moi jdis oui, même si jle lirais pas avant un bon moment, tu sais pourquoi je pense, de plus je n'aime pas trop les histoires de vampires (à part quand ils sont sexy !) jdonne mon avis mais je sais que tu t'en fous ! lol
Sinon jvoulais dire aussi que j'attends toujours l'histoire de la panthère !!! "

Par Sick

- ma fidèle psy pour ceux qui la connaissent pas. C'est une emmerdeuse mais je l'adore.^^ Enfin, je crois que c'est moi la chiante, mais bon, ca empêche pas que je l'adore quand même. -

http://wakeupdeadman.canalblog.com/  Voici son site, avec l'histoire de sa psy héroine d'un début de roman prometteur. C'est un nouveau genre qu'elle expérimente et elle s'en tire plutôt bien. Son style étant plus les fanfictions ou les nouvelles. J'ai été surprise de la voir se lancer là dedans, car c'est pas son genre, d'avoir une héroine écervellée et blonde qui se prend pour wonderwoman. Mais ca donne un style moderne, qui passe bien, et c'est drôle à lire. En plus, c'est un style plutôt à la mode avec tous ses trucs à la " jeune femme d'une trentaine d'années pleine de joie de vivre "...

- elle va me tuer, mais bon, passons... -

Pour ce qui est de ton avis, si il m'interresse et tu le sais très bien. Dois je te rappeler que tu avais fait un compte rendu psychologique sur mon état mental une année et que tu ne m'as jamais révélé tes conclusions malgré mon harcellement pour les obtenir ? Je t'ai toujours soumis mes textes quand je pensais qu'il te plairait et que ca pourrait étayer ta thèse comme quoi le monde se porterait mieux sans ma présence, ou du moins derrière des barreaux avec des monsieurs - sexy hein ?!! - en blouse blanche.
Mais les vampires ca a jamais été ton truc...
C'est pour cela...
Pour ce qui est des beaux gosses, je doute qu'y en ait vraiment dans cette histoire... Mais, comme je suis une fervente partisante hétérosexuel et que sans hommes mes histoires sont vouées à l'échec, je peux te dire qu'y aura un charmant jeune homme ( dans le style de Clayton dans Morsure pour ceux qui connaissent...  ) mais ce ne sera pas un vampire...
Te réjouis pas trop vite, j'ai pas dit qu'il serait humain...
Mais si tu tiens tant que cela à ce que je trouve un personnage " humain " je devrais pouvoir en caser un...
Il doit ressembler à David ? ... ca doit pouvoir ce faire... Grand, les yeux bleux, et sexy... Je m'inspirerai de ton histoire de psy... Ca t'incitera peut être à pas bacler ta lecture.

Pour les autres, l'histoire de la panthère, c'est Prisonniers d'Elle... J'ai promis à mon père et Sick qu'une fois tapée ils la liront.... Pour ceux qui sont inscrits sur mon site Write4Live y a déjà quelques pages en ligne.

" Je voulais te dire que ton roman ou du moins la première page de ton roman est géniale. Je suis sûr de ne pas être la seule à le penser et je suis pressée de voir la suite en particulier en se qui concerne "la Cause". Je dois avouer en revanche que je ne suis pas une grande fan des scènes érotiques mais bon, ce n'est pas grave moi je préfère tout simplement le côté aventure et mystère."

Par C.


J'ai adoré ton avis il m'a beaucoup amusé et fait rougir.
Pour te répondre franchement, je pense que toi, tu lirais plus facilement Flammes de la Vie ou Le Secret de l'immortalité, que Perle de Sang... Parce que ca collerait plus, au genre littéraire que tu lis. Etant donné que ca parle, à la fois de magie, de chevaux, d'elfe, de sorcèllerie et de dragons. Et y a aucune scène érotique dedans. Mais, je ne les ai jamais tapé, ou jamais en entier.

Par contre, t'as appuyé là où ca fait mal... Même si j'ai réécris la première page récemment, ca empêche pas, que je n'ai aucune idée de ce qu'était la cause dans ma tête, y a deux ans... * rires* et j'ai passé le mois d'aout 2007 à en chercher une, et j'ai pas encore trouver de pistes... Alors, pour le moment, j'écris sans savoir trop où je vais... J'attends l'idée lumineuse.

Pour les scènes érotiques, les prochaines pages risquent d'être hard, alors je crois que je vais les signaler avec un gros avertissement. Et tu pourras les sauter. Je mettrais, une version abrégée. J'en ai besoin pour situer l'histoire... Après, je pourrai me passer de cela... Et commencer l'histoire...

" j'aime bien le début "

Par Shane.


Merci^^

"N. dit :

g lu ton roman!!

N. dit :

ct bien

N. dit :

.........

N. dit :

t'a de vrai talent d'écrivaine..."


 

Par N.

Non, non... Je t'assure. Lis ce que fait Yue... ou Fannouch, et tu comprendras ce qu'est le vrai talent...
Mais bon, vu qu'il vende des merdes comme Eragon... Je me dis que effectivement, j'écris mieux que cela... ( pour les autres, j'ai lu suffisemment de livres, pour avoir le droit de juger une oeuvre, ce n'est absolumment pas de la vantardise. ).

Voilà,

Fin des réflexions sur les commentaires.
Je mets la suite ce soir...
Avec les dernières modifications si j'ai le temps.

Pour les prénoms de Arsénios et de Séphora, je voudrais remercier Fannouch et G. pour leurs brillantes idées quand j'étais en dèche de prénoms sympas. Merci aussi à Yue pour m'avoir aidé là aussi. Même si j'ai pas forcément retenu cette idée là.^^

Kathleen.

PS : j'ai trouvé une nouvelle fonction de ce blog, c'est les pages internet, on peut y écrire ce qu'on veut ca fait comme des articles. J'adore. Je pense que je vais l'utiliser... Je sais pas pourquoi... Mais je sens que je vais l'utiliser prochainement...

Par Kathleen - Publié dans : Avis Divers... Réponses...
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Vendredi 28 mars 2008

Perle de Sang

De ©Kathleen. C


**********


Elle se tenait là, se mouvant gracieusement, parmi les herbes, et les rares fleurs de la rive… Ses pieds nus parfois frôlaient l’eau dans des éclaboussures bleutées. La toile qui la couvrait formait comme un linceul blanc et funéraire sur son corps frêle. Elle était très jeune, peut être une douzaine d’années. De longs cheveux tressés noirs, de grands yeux brillants, et une peau immaculée, malgré le soleil au zénith à cette heure de la journée, ainsi que ses origines. Sa mère ne se tenait pas loin, agenouillée parmi les herbes folles, à ramasser les branches de papyrus, pour les échanger à ce scribe du village qui acceptait alors de leur donner de quoi se substanter. Ce n’était pas grand-chose, mais c’était bien suffisant…

_ Ankhti ! Viens me voir, mon enfant, nous devons parler.

La petite fille leva la tête, et se redressa légèrement avant d’accourir auprès de sa mère, dans des bonds gracieux dignes des rares gazelles qui passaient par la région et se faisaient immanquablement tuer.

_ Oui, mère.

_ Assis toi près de moi, mon enfant.

La petite fille s’assit docilement sur les genoux de sa mère, qui étala quelques mets sur le tissu qui couvrait le sol pour leur déjeuner.

_ Tu vas bientôt avoir tes treize ans comme tu le sais, tu es encore bien jeune hélas, et tu ne peux m’aider à nourrir tes frères et sœurs sans travailler. Etant l’aînée, tu te dois de trouver de quoi m’aider. Ton frère est trop jeune pour nous aider… Il faut que tu te décides.

_ Mais mère…

Un regard courroucé la coupa, et tristement elle baissa la tête…

_ Il n’y a pas de « mais » qui tienne, mon enfant. Tu te dois de m’aider…

_ Mais, je ne veux pas mère. Je veux être prêtresse.

La mère se redressa ; repoussant sans peine sa jeune fille. Et la retournant pour la regarder dans les yeux, elle leva la main et la gifla silencieusement. Puis, calmée elle dit d’une voix doucereuse :

_ Notre famille a beau être endettée, je ne te permets pas de nous traiter de cette manière. Tu m’entends ? Prêtresse, tu entends ce que tu dis, mon enfant. Veux tu à ce point être déshonorée…

_ Il n’y a malheureusement plus d’honneur sur notre famille mère.

_ Je ne te permets pas. Nous faisons tout ce que nous pouvons pour nous en sortir.

_ Alors pourquoi ne veux tu pas que je demande l’aide des Dieux, ils nous aideraient, tu le sais bien. Ils sont toujours là pour nous, c’est père, qui le disait…

_ Ton père est mort, et tu crois que tes Dieux l'ont aidés ?!!

_ Peut être que les Dieux avaient besoin de lui chez eux. Quelqu’un de brave, intelligent et rusé comme lui.

La jeune femme se mit à rire avant de se laisser tomber sur le sol dans un sanglot

_ Tu es bien plus futée que lui, mon enfant.

_ Mère.

La femme soupira et se relevant en lissant ses drapés, dit soudain lasse :

_ Notre roi, Ptolémée aura bientôt finit la construction du temple. Pourquoi ne vas-tu pas solliciter la faveur du roi, et de lui demander toi-même de faire partie des jeunes novices. Dis lui, que tu souhaites tellement être prêtresse, peut être t’écoutera il, mon enfant. Je l’espère. Et peut être, que je pourrais faire travailler Sésostris.

_ Mère, il n’a même pas dix ans.

_ Ecoute moi bien, mon enfant déclama la femme sur un ton agacée, je te confie selon tes désirs, aux bons soins des Dieux, et à leur faveur. Ne t’avise pas d’intervenir par la suite dans ma demeure tant que tu n’auras pas rapporter de quoi manger dans cette maison. Et dis toi bien, mon enfant, que tu es seule désormais. Tu as choisi ta voie. Reviens nous voir un jour.

_ Mère ! Vous ne pouvez pas me faire cela… et Sésostris, Ahmasis… N’aurais je plus droit de les voir ?

La femme s’était redressée de toute sa hauteur, et toisait l’enfant de son regard noir. Elle serra dans sa main les branches de papyrus, s’incrustant sous ses ongles, au risque qu’elles soient inutilisables.

_ Si le roi ne veut pas de tes services, je t’enverrai travailler. Et tu pourras alors revoir tes frères et sœurs, d’ici là, rapporte nous de quoi vivre…

_ Mère…

La jeune fille était agenouillée dans l’herbe une larme solitaire s’échappant sur sa joue. Elle se releva brusquement, et remontant le tissus qui la drapait, elle se mit à courir. Elle grimpa, très haut, remontant le fleuve sans un regard pour celle qu’elle appelait « mère », et parcourant les kilomètres qui l’éloignait d’elle, elle s’arrêta soudain essoufflée, et se laissa tombée à bout de forces sur la berge.

Accroupie sur le sol détrempé, elle baissa la tête en signe d’assentiment, et se mit à prier. Une prière qu’elle entama de sa voix, chantante, que son père aimait tant. Une voix douce et envoûtante. La mélodie fit lever la tête des quelques lingères sur la rive de l’autre côté du Nil. L’eau se mit à se mouver de plus en plus vite, vibrant au son de la mélopée. Le ciel s’éclaircit d’une lumière vivifiante, presqu'aveuglante. La lumière blanche caressa un instant l’enfant qui priait, une gerbe de fleurs, devant elle, les yeux clos, la bouche ouverte sur un son.

La lumière se concentrait de plus en plus, vibrant dans un souffle. Et la berçant gentiment. Elle se redressa sur les coudes et plongea ses yeux sombres dans la lueur aveuglante, quand elle entendit la voix se propager dans l’air :

« Ânkhti, enfant du Nil majestueux, écoute les paroles de celle qui te portera, écoute celle qui te reconnaît comme son enfant sacré, écoute la voix qui t’emmènera avec elle. Tu es encore jeune, un jour ta parole sera exaucée, et ce jour là, tu me serviras, tu prieras avec mes fidèles, et tu me loueras. Un jour de la toge sacrée tu seras recouverte, immaculée de grâce et de corps, tu te présenteras et je te protègerai. Je t’emmènerai avec moi. Mais, d’ici là tu te dois de retourner vers ta mère. Fais ce qu’elle te demande et l’étoile sacrée viendra te chercher et t’emmènera où tu le souhaites… Mais, pour le moment tu es trop jeune. Garde ta pureté. Enfant sacrée. »

 

La petite fille fixait la lumière qui s’évaporait de ses grands yeux ahuris, tout comme ceux des autres femmes de l’autre côté de la rive. Elle se redressa vivement pour échapper à leur regard inquisiteur, tandis que certaines murmuraient des prières ou incantations. Devant, le torrent de paroles qui suivait, elle s’enfuit, rebroussant chemin vers cette mère qui l’attendait. Pas une seule seconde elle ne pensa à aller au palais demander grâce au roi. Pas une seule fois, elle ne crut la petite voix qui la poussait à continuer à courir en remontant le Nil… elle revenait.

_ Mère, Ahmasis, je reviens.

Elle lui en voulait de l'avoir gifflé mais elle lui pardonnait, non pas parce qu'elle avait raison... Seulement sa mère avait du mal à comprendre ce qui la reliait à son père, et l'attirance de sa fille pour devenir de ces jeunes femmes dont on ne sait rien si ce n'est que leur vie est auréolée de mystères et de fortune. Mais pour cette femme que les années et le deuil avaient abimées, il ne restait qu'une rancoeur envers ce que les autres appelaient des Dieux, mais combien jamais elle ne l'aurait admis en public.

********

Merci Yue et Shane...
Cpt, j'ai pas trouvé le mot " sustenter " Shane, dans ce texte là, j'ai pas beaucoup de temps devant moi, auj, je corrigerai demain ou après demain. Merci^^
Kathleen.
Par Kathleen - Publié dans : Perle de Sang
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Vendredi 28 mars 2008

Perle de Sang

De ©Kathleen. C

 

La caresse de la soie et la lumière de la lune me firent frémir doucement, une forme indistincte bougeait à côté de moi. Arsenios endormit, bougeait beaucoup trop. Il était impossible de dormir à côté de lui, pourtant même si on avait moins d’un siècle d’écart, il était le plus humain d’entre nous… Parfois, j’en venais à ne pas regretter la sentence que je lui avais fait subir… Parfois, j’aimais sa présence autant que je la haïssais. Parfois, j’en venais à vouloir qu’il parte, qu’il s’en aille, en me laissant avec la Cause.

« Cilia » Je fixais sa bouille endormie avec ce sentiment de tendresse, de protection que je me devais de ne pas avoir.

_ Arsenios, le soleil est couché, nous devrions partir en chasse, que dirais tu de chasser en couple cette fois.

_ Qui ? demanda t’il d’une voix encore ensommeillée

Je comprenais très bien ce qu’il voulait dire aussi répondis je gentiment presque doucement :

_ Une créature.

Il se redressa sur ses coudes, ses cheveux effleurant sa nuque et frôlant ma peau dénudée. Il me toucha gentiment le bras en petit cercle de ses doigts.

_ Cilia hésita t’il, crois tu vraiment qu’il reste encore des « créatures ».  

Il prononcait ce mot comme s’il lui était étranger, comme s’il en était pas une lui-même.

Il leva la main

_ Je sais tu vas me dire que tu les sens, mais peut être leur essence perdure même après que les cendres se soient dispersées, peut être que ton odorat ne perçois plus ta propre essence et que tu te trompes… Peut être que tu as tort

_ Et elle qu’en fais tu ?

_ Si personne ne t'as demandé son sacrifice peut être que Celle en qui tu crois tiens encore à elle. Peut être qu'elle est déjà morte, ou que tu ne peux la tuer.. Peut être qu'elle est dans les faveurs de Celle en qui tu crois...

_ Et en qui tu crois…

_ Soit, mais je crois en toi, je suis de toi, pas d’Elle.

_ Sephora, je frissonnais en prononçant ce mot, elle est en vie. Et Elle aussi.

_ Alors pourquoi, Cilia, pourquoi ne résoud t’Elle pas le problème, Elle-même. Pourquoi ne résoud t’Elle pas la Cause avec ses pouvoirs, que de nous laisser nous débrouiller ?

_ Je, je ne sais pas. Je ne sais pas ! criais je.

_ Calme toi. J’aimerai seulement comprendre. Tout comme toi. Si Sephora est sur Paris nous l’auront. Nous pourrons l’avoir. Et tu pourras te venger. Je ne la laisserai pas filer. Mais, si elle n’est plus, il faudra faire ce qu’Elle nous a dit, pour la Cause…

_ Même si nous devons en mourir ?

_ Tant que je suis avec toi, Cilia, rien ne m’effraiera crois moi.

J’aimerai tant Arsenios, j’aimerai tant, mais je ne te crois pas. Même si tes paroles me font sourire. Tu as gardé ce vestige, cette candeur enfantine, que tu avais déjà autrefois. Ce sourire condescend d’une certaine manière, tu t’attendais toujours à ce que le monde se plie à tes ordres, s’agenouille devant la bêtise humaine qui te recouvrait comme un manteau… Tu étais bien stupide, et parfois, je me demande comment j’ai pu m’attacher à toi, et faire de toi mon compagnon… Comment on fait pour se supporter après tout ce que nous avons enduré toi et moi, de nos mains créatrices et vengeresses.

Je me relevais attirant le drap à moi et m’en enveloppant : sentir le tissus soyeux sur ma peau,  me donna l’irrépressible envie de plonger au cœur de ce déluge de chaleur, m’en enivrer, et n’en ressortir que longtemps après.

Je m’approchais, glissant sur le sol, comme si mes pieds fins ne le touchaient pas, de la commode… C’était une vieille commode qui avait été construite il y a bien longtemps, et à l’époque j’étais encore bien jeune… Une jeune vampire… Tout de même…

Les gens croient qu’avoir la vie éternelle c’est une sinécure, que l’on est mort à jamais, mais ce n’est pas tout à fait cela. On passe les premiers siècles à s’amuser, à tester nos capacités, entre nous, ou avec les autres. Vas-y je suis sure que tu n’arriveras pas à tuer les deux humains en même temps ! Cinq secondes pour le vider de son sang, t’as battu mon records ! Eh, il y a une fête à la cour, ça ne vous dirait pas d’y semer la terreur, comme au bon vieux temps… On était tous joyeux, ou écoeurés au début, rebutant la chair humaine, ou nous approvisionnant de notre sang pour éviter de tuer les humains… Mais, les siècles passaient et on gagnait en maturité, on passait le cap de l’adolescence vampiresque et on atteignait à une vitesse vertigineuse l’age adulte. Puis, l’age des ténèbres. J’avais atteint l’âge des ténèbres, celui où je me demandais ce que je faisais encore là. Celui où je me demandais… Serons nous encore là quand la fin du monde arrivera ?

Lâchant le drap, j’enfilais une jupe courte qui laissait entrevoir mes jambes fuselées, que je recouvrais de fourreaux divers. Certains, je les mettais aux poignets, et un pieu assez fin dans ma queue de cheval. J’étais persuadée que personne n’y ferait attention. J’enfilais un petit haut à col d’une couleur indigo qui relevait mes yeux et ajoutais une touche rouge cramoisie sur mes lèvres pour relever la couleur blafarde de mon teint. Et encore j’étais chanceuse, chez Arsenios, le teint était plus à la transparence. Et c’était avec effarement que les fois où il avait faim et se retenait je voyais la peau translucide réapparaître.

  *****

La pluie laissait des trainées humides sur ma peau. De fines goutellettes ruisselant le long de ma colonne vertébrale à mesure que le frisson parcourait mon échine en sens inverse : notre invité surprise était là. Et surprise, ce n’était pas une femelle. Quand les jeunes vampires assoiffées arrêteront elles de transformer tous ses jeunes hommes ?!!
 

Mon haut collait à ma peau, sensation agréable, tant que l’humidité régnait. Mes idées s’éclaircirent et d’un geste de l’index sans un regard en arrière, je fis signe à Arsenios de le chasser.
 

La chasse en couple était plutôt rare chez notre «  espèce » mais je prenais toujours plaisir à cette perspective, quand Arsenios m’accompagnait. J’aimais partager mes émotions avec lui, pour autant que je puisse en éprouver encore. Le plaisir de la chasse se mélant au plaisir de mettre terme à une vie à deux.  Un instant de total compréhension presque aussi préhensible que de sentir la chaleur d’une union.
 

Attentive, trempée, j’attendais… la forêt s’était tue, elle avait sentie la menace : plus un hibou ne hululait, le sifflement des chauves souris s’était interrompu, les crissements des dents des rongeurs sur le bois ne parvenaient plus à mes oreilles, même le vent dans les feuilles ne se faisait plus entendre alors même que des mèches éparses se baladaient sur mon visage.
 

Finalement, le signal tant attendu arriva : un sifflement strident, trop peu naturel, presque inhumain : Arsenios et je l'interprétis sans mal : la proie arrivait droit sur moi.
 

J’eus à peine le temps de réfléchir que déjà la bourrasque d’un corps lancé à pleine vitesse me percuta.
 

Sous le choc, je fus propulsée contre un arbre loin derrière moi et la haine transfigura mes traits. Tombant accroupie les dents acérées pointées les yeux presque trop brillants à force d’être si noirs, je grognais. Un son profond venu des entrailles et sans égard pour ma victime lui sautait dessus. Accolée à un arbre, elle paraissait sonner mais n’en fus pas pour autant moins prompte à réagir.
 

Nous roulâmes tous crocs dehors l’un sur l’autre. Fatiguée d’esquiver des coups qui jamais ne m’atteignaient, j’enfoncais mon genou profondément entre les jambes de mon agresseur et d’un bon me relevait alors que toujours sur le sol, il se tordait de douleur.
 

Un sourire narquois naquis sur mes lèvres exangues alors que je le regardais retrouver sa maitrise de lui-même. Il était beau, de ses hommes, ayant passé trop de temps sous les soleils du désert, les traits trop secs, tirés sur les os aminciés, la ligne délicate des sourcils soulignant la virilité d’un nez droit qui s’ouvrait sous une bouche généreuse. Ses cheveux de jais longs et crépus comme un Idien, se bousculaient en pagaille sur son visage crispé, frôlant le col de sa chemise plus tout à fait blanche ouverte sur un torse des plus imberbes. Un pantalon de toile tout aussi sale désormais complétait la tenue. Cela manquait de rouge à mon goût.

 

-         Tu t’amuses bien Trésor ?

 

Je souris au son de la voix d'Arsenios dans mon dos. Comme à son habitude, il avait rabattu vers moi la victime, l’effrayant et la pourchassant pour que je l’accueille bras ouverts et la fasse trépasser.
 

Je léchais mes lèvres où un peu de sang perlait… Pas le mien évidemment !

 

-         Pas assez épicé à mon goût. Tu sais combien j’ai le palet délicat.

 

Un rire glutural s’échappa de ses lèvres que j’imaginais légèrement entrouvertes sur des crocs tout aussi acérés que les miens.

 

-         Sale chienne !

-         Oh mais c’est qu’il parle le petit ! d’une voix moqueuse.

Et le fil se cassa : la marionette se figea et glaciale prononca :

Tu vas mourir. Juste avant, je veux une réponse à une question très simple : qui t’a fait naitre ?

 

Il tenta de rire mais une douleur – que je lui avais infligé ? – dans la poitrine le plia en deux expirant un hoquet sinistre.
 

Mon sourire s’élargit mais ma voix resta de marbre :

-         Comme c’est mignon. Qui est ton  Djouqed ?

-         Plutôt mourir.

-         Comme tu voudras. Je me dois de réaliser le dernier souhait d’un condamné.

 

Levant ma jambe, le dos de mon pied frappa ses côtes avec force. A la manière du recul d’un révolver, son corps s’éloigna de… plusieurs mètres. Ne jamais oublier que nous ne sommes pas de pauvres créatures.
 

A la facon dont le chat observe la souris je penchais la tête sur le côté, une mèche tombant devant mon visage, le sourire pervers qui fait tant briller les yeux.
 

Se ressaisissant, il fonca tête la première en vue de me frapper le ventre supposais je alors que mon autre jambe se détendit et d’un arc de cercle faucha les jambes de la belle créature. Aggripant mon haut en tombant, le tissus se déchira, dénudant mon corps en partie. Grognant, je tombais sur lui, en essayant tant bien que mal de maintenir ses jambes sous les miennes, et ses épaules de la prise de mes mains. Toutes canines en avant, sa tête se tendait de manière à attraper quelque bout de chair à leur portée.
 

Secouant ma crinière, un rire fusa de mes lèvres, mon corps parcouru d’un frisson de plaisir. C’était presque trop facile.
 

Retenant d’une poigne affermie ses deux mains au dessus de sa jolie tête, je fis descendre la droite le long de la cuisse parcourant celle-ci, à la recherche du poignard qui s’y trouvait. Mon regard toujours obscurci planté dans le sien, j’observais l’interrogation se disputer à une légère angoisse au fond de ses prunelles. Il ne devait pas être si vieux que cela, malgré sa force. Un siècle ou deux… Il n’avait aucune chance depuis le début, son arrogance allait lui couté.
 

Son regard s’éclaira et je suivis le mouvement de ses yeux mon attention rivée encore sur lui. Une lame à double tranchant d’une qualité exceptionnelle se trouvait dans ma main libérée. Elle avait été réalisée par le meilleur forgeron d’Athènes : pour mes beaux yeux, il avait réalisé l’impossible : une moitié de l’arme était en or, l’autre en argent.  Douleur esquise pour ses douces créatures que nous sommes. J’aimais particulièrement la facon dont la lune se reflétait sur le métal diffusant sa lueur fantomatique. Les pierres du pommeau aussi brillaient sous l’éclat argenté : essentiellement des semis précieuses. Et l’idée même que des esclaves est dus périr pour que tel joyau soit en ma possession  me ravissait. Et souvent en la comtemplant, je me prenais à imaginer combien cela avait du être éreintant de travailler sous le coup des fouets, le soleil brûlant sans cesse votre peau, respirant la poussière, l’abscence d’oxygène par moment, la brûlure de la sueur sur les plais ensanglantées, les larmes dans les yeux aveuglés quand enfin les charriots sortaient au soleil du zénith. Oh combien ses pensées me réjouissaient. Nourrissant le monstre en moi avec presque autant de saveur que le sang.
 

La lame appuyée contre sa gorge désormais, le première goutte se détacha.

 

-         un dernier mot ? une réponse peut être à ma question ?

-         Crève salope !

 

J’haussais les épaules «  comme tu voudras »
 

J’appuyais plus fort et d’un geste sec, entaillait profondément la gorge. A mesure que le sang s’écoulait je buvais à la source, me nourrissant  de cette âme immortelle qui trépasserait prochainement mais déjà la blessure se refermait

 

-         Arsenios ?

-         Oui, Cilia ?

-         Maintenant.

 

Me relevant, je vis qu’il avait dans sa main comme prévu un morceau de bois taillé en pointe, une belle œuvre qu’il avait faite pendant que je jouais. N’ayant pas voulu utiliser le mien toujours dans mes cheveux, je regardais avec une délectable envie Arsenios s’agenouiller près de ma victime et tendre la main au dessus de son corps qui ne bougeait déjà presque plus.

 

-         Fais de beaux rêves

 

Ma voix était plus douce qu’à l’habitude, presque lointaine. On ne choississait que rarement de devenir un monstre. Du moins le croyais je.

Avant.

Avant que je ne sois foudroyée par un mot, un seul, qui s’échappa de ses lèvres quand le pieu le transperca.

 

-         Ânkhti

 

Dans un ultime effort, il leva son bras, pour désigner le bas de mon dos.

Ce mésirable vampire ne pouvait pas savoir. Personne ne connaissait ce secret. Personne !
 

Je poussais Arsenios et m’agenouillais cependant c’était trop tard. Le pieu avait pénétré le cœur et déjà les brods de la plaie se noircissait et une odeur de charbon et de chair carbonisée se faisait sentir.
 

Les larmes coulaient de mes yeux, petites perles de sang

 

-         Pourquoi avoir dit cela ? Pourquoi ?

 

Arsenios s’était redressé et sans que je proteste, il avait passé ses mains puissantes sur mes épaules. Massant délicatement la peau dénudée, ses mains glissant  le long de ma colonne et finalement alors qu’un tas de cendre me faisait désormais face, sa main toucha le bas de mon dos.

 

******

 

Par Kathleen - Publié dans : Perle de Sang
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